Vendredi 29 février 2008
- Publié dans : Qu'est ce que c'est ?

Il y a quelques semaines, des petits boutons ont poussés sous le bras de May-Lysandre. Nous l'avons amenés chez le medecin anglais qui nous a dit que c'était des Molluscum contagiosum, lésion dérmathologique caractérisé par des boutons. Ce sont les enfants qui sont le plus souvent touchés par ce virus de la famille des Poxviridae.

Donc d'après le medecin ça va passé tout seul. Quand même, depuis ils ont énormément grossis... donc ce matin nous l'avons amené chez un pédiatre ici au Luxembourg. D'après lui le medecin Anglais avait raison mais il trouve que cela s'infecte. Il nous a recommandé d'aller voir un dermathologue... ce que nous feront lors de notre prochaine visite au Luxembourg.

Mais Bon rien d'alarmant quand même cela va passer. En attendant nous lui donnons de l'oméopathie.

Si vous avez des conseils... nous sommes preneurs.

Par Célya - Communauté : La communauté familial
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Jeudi 24 mai 2007
- Publié dans : Qu'est ce que c'est ?

Bon j'avoue, j'ai eus la flemme de faire un résumé alors voilà un c/C du site de wikepedia! http://fr.wikipedia.org/wiki/Angleterre

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Angleterre.

Le nom « Angleterre », qui remplaça celui de Bretagne, tire son origine de l'invasion entre les Ve et VIIe siècles de l'île de Bretagne par les Anglo-Saxons qui, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Brittons (Celtes brittoniques) furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne. Ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l'Angleterre. Ils y étaient établis depuis le Ve siècle av. J.-C.

À partir du milieu du Ve siècle, les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les Irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britanniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.

Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussit à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. Jusque récemment, on croyait que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations bretonnes, ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées, ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avancée. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.

En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (C. Capelli et alii. Un recensement de chromosomes Y des îles britanniques, Biologie Courante 13). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l’Université de Birmingham ; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux a été seulement très légèrement colonisée par les Angles et les Saxons.

Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans ce qui allait devenir l’Angleterre et qu’ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre, semble-t-il, si l'on en croit le chercheur) et ont ainsi contribué à donner au peuple anglais sa physionomie originale, au demeurant bien plus celtique que germanique.

D'autres, notamment les Cornouaillais et les Combriens s'apparentent aux Bretons, d'où une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être anglais mais cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais a été influencé par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot « rêve » est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont d'origine scandinave.

Le legs principal laissé à l' Angleterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Écosse sont dérivés des noms de lieux bretons d'origine, y compris Londres, Dumbarton, York, Dorchester, Douvres et Colchester. On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie d'origine bretonne, en particulier « bre », « bal » pour les collines, « carr » pour un endroit rocheux élevé, « coomb » pour une petite vallée profonde.

 

Article détaillé : Royaume d'Angleterre.

L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcelée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais à nouveau perdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.

En 1066, les Normands de Guillaume le Conquérant s'emparent de l'Angleterre, ouvrant le pays aux influences continentales.

La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.

La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.

L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.

La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés à travers le monde laissant une petite mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre.

Géographie [modifier]

Article détaillé : Géographie de l'Angleterre.

La loi dite Wales and Berwick Act de 1746 avait établi que l'« Angleterre » comprendrait le pays de Galles. Mais cette loi fut abrogée en 1967 par la loi dite Welsh Language Act et, depuis cette date, l'« Angleterre » légale ne comprend plus le pays de Galles. L'Angleterre légale fut établie définitivement en 1974 en conséquence de l'effet de la loi dite Local Government Act de 1972 qui rattacha la ville de Berwick à l'Angleterre et le comté de Monmouthshire au pays de Galles.

Symboles [modifier]

  • Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
  • Les armoiries d'Angleterre sont « de gueules à trois léopards d'or », c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive : selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (« de gueules à deux léopards d'or ») et de l'Aquitaine (« de gueules à un léopard d'or »).

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Par Célya - Communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 25 avril 2007
- Publié dans : Qu'est ce que c'est ?
Qu'est-ce que c'est ?

Le terme d'otite définit toutes les atteintes inflammatoires de l'oreille, externe, moyenne ou interne qu'elles soient aiguës ou chroniques.

Ces affections, très fréquentes, doivent être reconnues et correctement traitées.

L'otite moyenne aiguë de l'enfant (OMA) est une infection banale mais non bénigne. Si la paracentèse est aujourd'hui rarement pratiquée, la prescription raisonnée d'un antibiotique est justifiée par la possibilité de complications rares mais graves telles que les méningites ou les mastoïdites. L'évolution récente des germes responsables et leur résistance à certains antibiotiques impose un ajustement de la stratégie thérapeutique.

Les séquelles auditives restent néanmoins trop fréquentes, dues à un diagnostic tardif, une mauvaise surveillance ou un traitement antibiotique mal conduit.

L'otite aiguë sans écoulement d'oreille

C'est souvent au décours d'une rhinopharyngite qu'apparaissent :

  • Chez le grand enfant : une douleur dans une oreille (otalgie unilatérale) avec une baisse de l'audition (hypoacousie) du côté douloureux et fièvre ;
  • Chez le nourrisson : des signes digestifs ou généraux : refus du biberon, diarrhée, vomissements, fièvre, stagnation pondérale, teint grisâtre, pleurs inexpliqués, troubles du sommeil, etc...Chez le nourrisson, les signes d'appels sont très divers et il ne faut pas attendre qu'il porte la main à son oreille ! Les cris, l'agitation et les pleurs ne sont retrouvés que dans 7,5% des cas... C'est la raison pour laquelle l'examen des tympans fait partie de la routine du médecin consulté pour un nourrisson malade.

L'examen clinique objective parfois une douleur à la pression derrière l'oreille due à l'inflammation de la muqueuse des cellules mastoïdiennes sans qu'il y ait pour autant de "mastoïdite" qui correspond à une ostéite. Parfois, c'est devant une déshydratation aiguë, que le médecin a la surprise de découvrir une otite.

L'otoscopie permet de différencier trois aspects :

  • L'otite congestive :

La membrane du tympan, encore transparente, est rosée ou rouge. Les reliefs sont congestifs mais visibles. Le triangle lumineux a disparu. Le tympan congestif est très douloureux .

Comment savoir s'il s'agit d'une simple réaction inflammatoire ou d'un début d'otite purulente ? C'est souvent très difficile et le pédiatre ou l'ORL doivent apprécier la diminution de la transparence de la membrane tympanique qui s'épaissit et la diminution du relief de l'apophyse externe. C'est dire que tout examen des oreilles doit être comparatif et bilatéral.

  • L'otite exsudative

Le tympan est épais, opaque, congestif ou grisâtre. Les reliefs sont peu visibles.

  • L'otite suppurée

Le tympan est bombé. La douleur est permanente, insomniante, lancinante, intense et pulsatile, irradiant vers la tempe et l'occiput. Le bombement du tympan commence dans le quadrant postéro-supérieur qui va donc se mettre à surplomber le manche du marteau, faisant disparaître le relief de celui-ci. Par ailleurs, la membrane tympanique, sous l'effet de la pression de la collection purulente devient blanche. Au stade de pré-perforation, le tympan est bombant dans son ensemble et de couleur jaunâtre.

 

L'otite aiguë avec l'oreille qui coule (otorrhée)

C'est le stade de l'otite spontanément perforée avec perte de substance de la membrane tympanique laissant passer un écoulement de pus dans le conduit auditif externe.

L'otorrhée spontanée révèle parfois l'otite chez un nourrisson jusque là pas trop malade.

Le pus sous pression s'évacue à travers cette "paracentèse spontanée".

Bien souvent, la taille de l'orifice par éclatement du tympan sous pression est insuffisant pour drainer toutes les sécrétions. De plus, son siège sur le tympan ne permet pas toujours une bonne vidange et une bonne cicatrisation.

Les complications

Les complications aiguës sont rares avec un traitement adapté. L'évolution favorable sous un traitement correct se traduit par une disparition très rapide de la fièvre et des signes digestifs éventuels. L'otalgie disparaît très vite et le tympan retrouve un aspect presque normal en 3 à 4 jours et normal en 7 à 10 jours.

Les complications possibles sont :

  • La paralysie faciale : il faut y penser devant une asymétrie des traits de la face, notamment lorsque l'enfant pleure, sourit ou fait la moue. Du côté paralysé, la fente des paupières est élargie, le sillon nasogénien est effacé, la commissure labiale est abaissée alors que du côté non paralysé, la bouche est attirée en haut et en dehors. Cette paralysie disparaît avec la guérison de l'otite ;
  • La méningite purulente : c'est une complication toujours redoutée par le pédiatre au cours des otites purulentes de l'enfant. Les méningites à pneumocoques peuvent s'observer à tout âge. Les méningites à haemophilus influenzae (bacille de Pfeiffer) s'observent surtout chez le nourrisson et le petit enfant de moins de 4 ans. Depuis 1992, le vaccin contre l'haemophilus est proposé en France à tous les nourrissons (Pentacoq, Pentavac etc) ;
  • La labyrinthite : elle se manifeste par des vertiges, des vomissements, un nystagmus, une surdité.

La mastoïdite aiguë (antrite) :

Les cavités de l'oreille moyenne communiquent toutes entre elles, depuis l'orifice de la Trompe d'Eustache jusqu'à la mastoïde. L'"antromastoïdite" est le terme barbare qui désigne ce qui résulte de la propagation de l'infection bactérienne mal contrôlée.

La mastoïdite, infection de la mastoïde, doit être évoquée en cas :

  • D'otite ne guérissant pas dans les délais habituels ;
  • De courbe de poids stationnaire ou descendante ;
  • De troubles digestifs traînants ;
  • D'une fièvre persistante ;
  • De tympan remanié.

En l'absence d'un traitement adapté, on peut aboutir à la mastoïdite extériorisée : bombement sous la peau en arrière et au-dessus du pavillon de l'oreille traduisant l'effraction par le pus de la corticale mastoïdienne.

Le traitement est chirurgical : le spécialiste doit ouvrir l'os et le gratter pour enlever le pus et les foyers de nécrose. C'est une "antrectomie" ou "mastoïdectomie".

L'otite externe

Trois causes d'otites externes donc d'inflammation du conduit auditif externe (CAE) sont fréquentes :

  • L'otomycose :

Les champignons du type Candida albicans et Aspergillus niger sont habituellement retrouvés comme saprophytes dans le conduit auditif. Pour des raisons indéterminées, ils peuvent devenir pathogènes et entraîner des otites externes mycosiques. Des démangeaisons sont fréquentes. Parfois, il existe un écoulement inodore. L'instillation d'un antifongique (médicament contre les champignons : Pévaryl® etc...) donne de bons résultats.

  • La surinfection d'un eczéma du conduit auditif externe :

C'est souvent au décours d'un bain en eau polluée que l'enfant se plaint d'un écoulement de l'oreille. L'otoscopie est douloureuse et ne permet pas bien souvent de séparer une otite moyenne suppurée en train de s'évacuer d'une otite externe. Le traitement local à base de gouttes auriculaires suffit.

  • Le furoncle du conduit auditif externe

Il entraîne une vive douleur de l'oreille, pulsatile avec irradiation tout autour. La pression déclenche une douleur. Le conduit auditif est partiellement rétréci par un bombement douloureux au contact. Un antibiotique anti-staphylococcique permet une guérison rapide.

[?] Traitement

Le traitement de l'otite aiguë est encore très discuté. La paracentèse est néanmoins presque partout abandonnée au profit des antibiotiques.

au stade de l'otite collectée

Devant un tympan infiltré et bombé, parfois déjà perforé avec écoulement de pus, certains ORL préfèrent effectuer une paracentèse. Ce n'est toutefois pas une urgence et le médecin peut se donner 24 ou 48 heures avant de la décider.

La paracentèse consiste en l'incision du tympan à l'aide d'une aiguille lancéolée, au niveau du bombement postérieur, suivie, si possible, de l'aspiration des sécrétions purulentes, puis d'un méchage du conduit auditif. La durée de l'écoulement ainsi provoqué est de 2 à 3 jours. La paracentèse s'effectue sans anesthésie chez le nourrisson et sous anesthésie générale chez l'enfant. Une antibiothérapie par voie générale peut être prescrite comme complément de la paracentèse pendant 8 ou 10 jours, ajustée selon les résultats bactériologiques du prélèvement de pus. Une surveillance du tympan dans les jours qui suivent la paracentèse est indispensable pour contrôler l'efficacité du drainage et la normalisation des reliefs tympaniques. Un examen est nécessaire une semaine après l'arrêt des antibiotiques pour affirmer la guérison.

En somme, la paracentèse permet l'évacuation de l'abcès chaud comme l'excision par un chirurgien d'un panaris collecté.

Avantages de la paracentèse

  • Elle évacue le pus sous pression et soulage instantanément la douleur ;
  • Elle raccourcit l'évolution générale ;
  • Elle évite la constitution de séquelles ;
  • Elle permet d'identifier le germe.

Inconvénients de la paracentèse

La paracentèse n'entraîne aucune conséquence à long terme sur le tympan et peut être renouvelée sans dommage, le tympan n'en conservant pas de séquelle ultérieure. Les destructions tympaniques des otites chroniques ne sont pas la conséquence des paracentèses répétées contrairement à ce que croient beaucoup de parents mais résultent du processus infectieux lui-même.

L'anesthésie générale, lorsqu'elle elle est pratiquée, est de très courte durée, et ne comporte pas de risques particuliers.

Les gouttes auriculaires sont à éviter à ce stade : elles sont inutiles et même dangereuses. Un certain nombre d'antibiotiques toxiques pour l'audition (aminosides, polymyxine B...) ne doivent jamais être administrés localement sur un tympan ouvert, spontanément ou après paracentèse. Des lavages d'oreille à l'eau oxygénée boratée sont habituellement suffisants mais certains spécialistes ORL prescrivent parfois des antibiotiques locaux tels que l'Otofa.

La désinfection rhino-pharyngée qui rétablit la perméabilité nasale vise à ce but. Les lavages de nez au sérum physiologique (Prorhinel®, soluté nasal Gifrer® etc...) sont indispensables. Les gouttes nasales antiseptiques ou antibiotiques sont utiles à condition qu'une aspiration rhino-pharyngée leur soit associée.

Un traitement anti-inflammatoire par voie générale peut également concourir à l'ouverture de la trompe d'Eustache : aspirine, , Nifluril enfant®, etc...

Au stade de l'otite congestive

Devant un tympan inflammatoire mais non bombé, la paracentèse est inutile. Le traitement comprend des médicaments contre la douleur (aspirine, paracétamol), des gouttes auriculaires antalgiques (Panotile etc.) et une désinfection rhino-pharyngée. Le nettoyage soigneux des fosses nasales est fondamental. Il évite l'accumulation de sécrétions qui obstruent les fosses nasales et favorisent la pullulation bactérienne.

En règle générale, les parents doivent éviter d'utiliser des gouttes auriculaires sans l'avis du médecin.

Les anti-inflammatoires (aspirine, Nifluril®...) sont d'une grande utilité.

L'antibiothérapie est discutée selon les médecins.

L'abstention aurait l'avantage de ne pas masquer les complications.

La prescription en diminue le risque et raccourcit l'évolution mais elle doit , dans ce cas, être faite correctement, par voie générale, à doses suffisantes, suffisamment longtemps pour que le tympan ait retrouvé un aspect normal (10 à 15 jours) et en utilisant des produits adaptés.

L'otite moyenne aiguë est due à cinq espèces bactériennes chez l'enfant de plus de 6 mois :

  • Haemophilus influenzae ou bacille de Pfeiffer ;
  • Streptococcus pneumoniae ou pneumocoque ;
  • Moraxella catarrhalis ;
  • Streptococcus pyogènes (streptocoques) ;
  • Staphylococcus Auréus (staphylocoque doré)

Comment le médecin peut-il deviner le nom de la bactérie responsable ?

Certaines données cliniques peuvent l'orienter : l'association otite et conjonctivite évoque une infection à hémophilus, une otalgie avec fièvre à 40° évoque un pneumocoque surtout entre 6 et 12 mois.

Toujours est-il que cela reste une supposition. Il est impossible et illusoire de faire des prélèvements d'oreille à tous les enfants souffrant d'otite. Le médecin doit donc décider d'un traitement "probabiliste", c'est-à-dire celui qui a le plus de chance d'être efficace en fonction du contexte.

L'association amoxicilline-acide clavulanique (Ciblor 100, Augmentin 100) est active aussi bien sur l'haemophilus que le pneumocoque. Les céphalosporines de 2° (Zinnat) et 3° (Oroken, Orelox) génération sont actives sur l'haemophilus sécreteur de bêtalactamase mais d'efficacité variable sur les pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline. L'association erythromycine-sulfafuraxole (Pediazole) est active sur l'haemophilus mais d'efficacité variable sur les pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline.

Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.


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